Comment choisir un verre de montre
Le verre protège le cadran et donne à la montre son regard. C’est aussi la pièce qui se raye, se fend ou jaunit en premier, et celle que l’on remplace le plus souvent en atelier.
Trois questions suffisent presque toujours à trouver la bonne référence : quelle matière, quel diamètre, et quelle forme. Voici comment y répondre.
Les trois matières
Acrylique (plexi)
Le plus souple et le plus tolérant. Il se raye facilement mais se repolit à la pâte en quelques minutes, ce qui le rend idéal sur une montre ancienne dont on veut garder l’aspect d’origine. Il encaisse les chocs sans se briser. C’est le verre des montres d’avant les années 1970 et de la plupart des verres de forme.
Minéral
Un verre trempé, nettement plus dur que l’acrylique. Il résiste bien aux rayures de la vie courante mais ne se polit pas : une rayure est définitive. En cas de choc violent il se fend plutôt qu’il ne se déforme. C’est le compromis le plus courant sur les montres des années 1980 à aujourd’hui.
Saphir
Le plus dur des trois, pratiquement inrayable à l’usage normal. Plus cassant sur un choc d’angle, et plus cher. On le réserve aux pièces de valeur ou aux montres très portées.
Mesurer le diamètre
C’est le point qui provoque la moitié des erreurs de commande. Le diamètre à relever est celui du verre lui-même, pas celui de la lunette ni du boîtier.
Déposez l’ancien verre, posez-le à plat et mesurez au pied à coulisse, bord à bord, au dixième de millimètre. Prenez deux mesures à 90 degrés : un verre ancien peut être légèrement ovalisé.
Si le verre est cassé ou absent, mesurez le logement, c’est à dire le diamètre intérieur de la portée du boîtier. Un verre acrylique se monte en général avec quelques centièmes de serrage, un verre minéral ou saphir se monte au joint ou à la presse selon le boîtier.
Pensez aussi à l’épaisseur et à la hauteur du bombé : deux verres de même diamètre ne sont pas interchangeables si l’un est plat et l’autre fortement bombé.
Les verres de forme
Tous les boîtiers ne sont pas ronds. Rectangles, tonneaux, ovales, carrés, cintrés ou bombés : ces verres suivent la forme du boîtier et ne se remplacent pas par un verre rond.
Ils se mesurent sur deux cotes, longueur et largeur, prises aux extrémités, plus la hauteur du bombé quand il y en a un. Les verres de forme anciens sont numérotés par série et par fabricant : le numéro porté sur la pochette d’origine reste la référence la plus fiable.